« Aussi longtemps que la société sera basée sur l'autorité, les anarchistes resteront en état perpétuel d'insurrection. » : Elisée Reclus

vendredi 22 mai 2015

Communiqué de presse d'AC

HOLLANDE ET PÔLE EMPLOI CHOISISSENT
LA VIOLENCE SOCIALE CONTRE LES CHÔMEURS


Alors que l'INSEE révèle que 13.500 postes ont été détruits pour le 1er trimestre 2015. En un an c'est 68.500 emplois qui ont été rayé de la carte. les derniers chiffres du chômage sont catastrophique avec 5 590 600 chômeurs pour le mois de mars 2015. Par contre l'offre réel d'emploi incluant les sites de recherches privés et celui de Pôle emploi totalise que 1,1 millions d'offres. Rappelons ici qu'en plus la plupart des offres proposées sont précaire, voire très précaire. La situation est catastrophique mais Pôle emploi lors de son Conseil d'administration, qui aura lieu le 20 mai 2015, annonce quand même, à grand renfort médiatique qu'il s'apprête à généraliser des Corps de contrôleurs.

Le gouvernement Hollande a donc choisi, sous l'égide de son ministre du travail, de lutter contre les citoyens privés d'emploi et non contre le chômage. Cela signe l'aveu de l’échec de sa politique de l'emploi avec son fameux pacte de responsabilité, 50 milliards distribués au patronat sans contre partie avec la destruction annoncée de l'aide au logement, et les lois Macrons 1 et 2 qui elles aussi ne servent que les intérêts patronaux. Le contrôle de la recherche d'emploi comme l'annonce du contrôle des comptes bancaires pour obtenir la CMU-C concoure de la même logique de chasse aux pauvres. 

On présente une nouvelle fois le pauvre comme profiteur du système, supposé fraudeur et non pas comme une victime de la politique ultralibérale qui privilégie le profit au détriment de l’emploi et continue d'enrichir toujours les riches. 

Honte a ce Gouvernement socialiste !

Quant à Pôle emploi, incapable de proposer 2 offres raisonnables d'emploi à chaque demandeur, il prévoit déjà une explosion de violence quand les personnes contrôlés s’apercevront qu'il ne s'agit
nullement de re-dynamisation mais simplement de radier, avec pour conséquence la suspension de versement des allocations de chômage pendant 15 jours la première fois et 1 à 6 mois les suivantes. Par précaution Pôle-Emploi a donc envisagé pour ses contrôleurs des mesures de sécurité particulières.

Pôle emploi sera donc à la fois juge, avocat et procureur sans contre pouvoir pour limiter leurs futurs abus. Gentil, qu'ils sont de prévoir quand même un recours devant leurs propres médiateurs.
Médiateurs, dont le rôle est de faire, déjà simplement, tampon au bénéfice de Pôle emploi face aux nombreux et légitimes sujets de mécontentement des chômeurs. Il est facile de comprendre sur qui le piège des contrôles se refermera !

Il y a là une question de constitutionnalité et c'est totalement anti-démocratique ! Les citoyens au chômage ne seront plus des personnes libres puisque prisonniers totalement des volontés de la
machine Pôle emploi.

Les associations de chômeurs, nullement écoutées dans les comités de liaison, précisent qu'elles sont totalement opposées à la création de ce dispositif. Nous savons qu'en fait, derrière ces contrôles se cache la volonté de faire faire des économies à l'Unedic et donc indirectement au patronat responsable de tous les licenciements.


                                                          Paris, le mardi 19 mai 2015